Vers quels professionnels de santé se tourner en cas de troubles cognitifs mineurs ?
Dans un premier temps, le Dr Maïa Panchal conseille de se tourner vers un médecin généraliste. “Il peut prescrire des bilans (sanguins, imagerie…) et orienter ensuite vers un neurologue, un gériatre ou un centre mémoire”, précise-t-elle. De plus, des tests neuropsychologiques permettent aussi de faire la différence entre dépression et Alzheimer.
Le Dr Maï Panchal insiste sur l’importance d’un dépistage précoce. “Diagnostiquer tôt permet de bénéficier des futurs traitements, qui ciblent surtout les stades débutants”, souligne-t-elle. Mais cela permet aussi de participer à des essais cliniques et de préparer son avenir tant qu’on est encore en capacité de décider. “Enfin, un diagnostic précoce évite certains risques médicaux (par exemple, éviter une anesthésie générale, qui peut aggraver les symptômes chez les malades)”.
Comment réduire le risque de déclin cognitif ?
Si la maladie est multifactorielle, comme le rappelle l’experte, il existe toutefois des facteurs de risque modifiables. Il est ainsi conseillé de :
- prévenir les maladies cardiovasculaires (hypertension, diabète, cholestérol) ;
- stimuler son cerveau (éducation continue, responsabilités professionnelles, activités intellectuelles, curiosité, voyages, interactions sociales) ;
- bouger régulièrement : pas forcément du sport, mais de l’activité physique adaptée (marche, jardinage…) ;
- avoir une alimentation équilibrée, proche du régime méditerranéen.
- Merci au Dr Maï Panchal, directrice générale de la Fondation Vaincre Alzheimer.