Laurent Fabius trace sa voie dans l’art : une nouvelle vie de peintre à Paris

L’épanouissement d’un ancien Premier ministre à travers la peinture

Laurent Fabius n’est plus le stratège des arcanes du pouvoir, il est désormais le créateur qui s’empare des toiles. Celui qui a jadis dirigé les ministères et marqué la diplomatie tricolore revendique aujourd’hui une forme d’évasion totale. « Maintenant, je suis un simple particulier. Je peux consacrer plus de temps à la peinture et exposer », assume-t-il avec sincérité lors de son interview sur France 5, usant d’un ton aussi détendu qu’inédit. Sa vocation artistique, née il y a « une quinzaine d’années », est passée longtemps sous silence, l’homme politique ayant choisi de ne pas mêler sphère publique et création personnelle tant qu’il occupait de hautes fonctions.
Cette réserve ne l’a pas empêché de peaufiner sa technique : « Je suis un peu, de ce point de vue, de la vieille école ». Désormais affranchi de toute contrainte institutionnelle, il s’adonne sans retenue à cette aventure picturale, exposant ses œuvres aussi bien à Paris qu’à Shanghai, où il avait présenté ses toiles l’année précédente, un événement qualifié de « grand succès ». À Paris, l’exposition actuelle invite le public à découvrir une autre facette de Fabius, bien loin des ors de la République — un contraste assumé, où il confie avoir troqué la pression permanente du regard public contre la solitude féconde de l’atelier : « Quand vous êtes un responsable public, sans cesse vous devez prendre en compte ce que pensent les autres. Quand vous êtes un peintre, vous êtes un créateur ».

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