Lou Doillon ravive la mémoire de Jane Birkin, trois ans après sa disparition

Pour ses proches, le symbole revêt une dimension profonde. Lou Doillon confie d’ailleurs que, selon elle, Jane Birkin méritait « un lieu à son image », loin du silence trop pesant des cimetières. Un endroit vivant, en perpétuel passage. Le choix de cette passerelle épouse parfaitement le caractère libre, fluide et transfrontalier de Jane Birkin, dont l’œuvre et la personne continuent de relier les générations et les cultures.

Ce pont contribue désormais à perpétuer la mémoire de Jane Birkin, offrant aux Parisiens un espace où la penser autrement que dans la seule nostalgie, où l’on s’autorise même à sourire en traversant « son » pont.

L’histoire familiale de Jane Birkin se teinte aussi de souvenirs tragiques. Si ses deux filles, Lou et Charlotte, partagent aujourd’hui cet héritage, il ne faut pas oublier la figure de Kate, première fille de Jane, disparue dans des circonstances dramatiques en 2013. L’ombre de ce chagrin donne encore plus de relief à la complicité qui unit Lou et Charlotte, et explique ce rapport si particulier à l’absence, ravivé chaque été par l’anniversaire de disparition de leur mère.

La communauté artistique et les anonymes qui admirent Jane Birkin trouvent dans ces hommages autant de façons d’honorer une figure dont l’audace, la voix et la personnalité mélancolique continuent d’inspirer. À ceux qui s’interrogent sur la possibilité d’oublier, Lou répondait déjà : « il n’y a plus maman, on ne s’y fait pas, mais des Jane Birkin il y en a beaucoup dans les cœurs, et j’aime penser qu’il y en aura toujours… »

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